Ufr'

« Nous avons la preuve que le gouvernement est incapable de gérer le pays et sauvegarder notre santé », regrette l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui


Ufr' L’Union des forces républicaines a tenu son assemblée générale hebdomadaire samedi 27 juin à son siège de Matam, en présence des militants et sympathisants du parti. La rencontre présidée par l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui, s’articulait autour de trois points. A savoir : les informations générales, le processus électoral, notamment la reprise du dialogue entamé la semaine dernière et les divers.

Au titre du premier point inscrit à l’ordre du jour, le député Bakary Goyo a tout d’abord indiqué qu’il y a une chose aujourd’hui qui doit préoccuper l’ensemble des Guinéens. Et qui n’est autre que la crise sanitaire dans laquelle est englouti le peuple depuis 2 ans.

« En dehors de nos activités politiques, il y a un fait majeur qui nous domine : c’est le problème de santé. Nous avons maintenant la preuve que le gouvernement qui est là, est non seulement incapable de gérer le pays, mais il est encore plus incapable de sauvegarder notre santé. Et par ricochet, notre vie. Ebola a commencé chez nous, ça continue encore chez nous. Au Libéria, c’est fini. En Sierra Leone, il n’y a que quelques postes, à tel point qu’on a fermé la frontière sur le côté sud. On a mis en quarantaine certains villages de préfecture de Forécariah. Mais ce qui est encore plus grave, c’est qu’Ebola continue chez nous et va vers le nord. Non seulement, il sévit dans la préfecture de Forécariah, mais il sévit ici à Conakry, et à Matam », a déploré le Vice-président de l’UFR, avant d’interpeller les militants à un engagement plus que militant à lutter contre l’ennemi mortel qui a déjà endeuillé des milliers de familles à travers le pays.

« Nous allons beau nous battre pour avoir le pouvoir, mais si nous ne sommes pas en bonne santé, si nous sommes menacés par la mort, nous allons faire face d’abord à cela », a-t-il invité.

Réagissant aux rumeurs qui font état d’un probable rapprochement entre sa formation politique et le RPG-Arc-en-ciel, l’opposant a infirmé cela en ces termes :

« Il y a des bruits qui courent, comme l’UFR n’est plus en alliance avec l’Ufdg, ils vont partir vers le Rpg Arc-en-ciel. Ce sont des rumeurs. Et il faut qu’on y mette fin. Nous sommes de l’opposition républicaine avec l’Ufdg. Notre alliance s’est arrêtée en 2010. Mais, nous sommes tous préoccupés par la situation politique du pays. Et nous nous battons tous pour faire partir Alpha Condé cette année. Donc, nous sommes dans le même camp que l’Ufdg. Il ne faut pas penser que nous allons partir vers le Rpg Arc-en-ciel. Beaucoup de gens mal intentionnées veulent faire croire à cette idée. Et nous nous devons de préciser que ce n’est pas ça. Il y a une 3e voie ; c’est que nous allons emprunter. L’UFR est un parti qui veut rassembler en son sein toutes les ethnies de ce pays. C’est dans ce sens-là que nous devons nous battre au sein de notre parti ».

Avant de prendre congé de l’assistance (pour des raisons sociales), le député a intimé aux militants que  leur action politique fasse désormais partie de leur vie. En ce sens que l’aboutissement du combat qu’ils mènent doit être le bien-être de la population.

Prenant la parole, le porte-voix du parti a déploré le fait que le blocage soit venu du fait que l’évolution du dialogue depuis le début n’a pas permis d’arriver à un consensus sur les points discutés. Et pour cela, Mohamed Tall a pointé du doigt le député Amadou Damaro Camara qu’il rend responsable de leur suspension à ce dialogue.

« Les propos de M. Damaro lors de la dernière séance, étaient à la fois de l’ordre de la dérision, du mépris et de l’obstruction. Tirant donc les conséquences de tout cela,  nous avons demandé une suspension, pas un retrait, afin que nous puissions poursuivre les tractations en coulisses de manière à relancer le dialogue dans un autre esprit. Et peut-être, en ayant précisé au préalable un certain nombre de détails importants », a-t-il estimé.

Sur les différents points mis sur la table de négociations de cet énième dialogue, M. Tall a dit que ceux-ci sont à la fois importants et pas très difficiles à résoudre, avec la moindre volonté politique et de bonne foi.

« Je pense qu’avec un minimum de bonne volonté, nous devrions pouvoir avancer. Ce que nous demandons par exemple sur la Céni, c’est au minimum sa recomposition. Ça ne prend pas beaucoup de temps. Ça obéit à la lettre et à l’esprit de la loi. Rien ne peut faire obstacle à cela. Sauf peut-être la mauvaise volonté », a indiqué Mohamed Tall, avant de citer en exemple un autre exercice du genre qui a consisté à la recomposition de l’instance électorale en 2012.

« A l’époque, on avait demandé à l’époque à chaque camp de désigner ses commissaires. Ce qui a été fait. Pour cette fois-ci, l’opposition demande tout simplement qu’on lui donne la possibilité de désigner ses 10 représentants. Parce que tout le monde sait que ceux qui sont supposés être désignés par l’opposition, ont basculé dans la mouvance. Donc, la Céni nous échappe aujourd’hui complètement », a dénoncé le porte-parole.

 

Cellule de Com UFR

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>