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AG de l’UFR : Sidya Touré dénonce l’adoption du code électoral et confirme la continuité de l’alliance entre son parti et le RPG( in guineenews)


L’ancien Premier ministre Sidya Touré a présidé l’assemblée générale de l’Union des Républicaines (UFR) ce samedi 25 février 2017 au siège national du parti à Conakry. Entouré des responsables du bureau exécutif du parti, il est largement revenu sur les débats autour de l’adoption du point 2 de l’accord politique de 2016 tout en précisant de passage que l’alliance entre l’UFR et le RPG continue.

La rencontre a commencé par l’observation d’une minute de silence en hommage aux victimes des manifestations du 20 février 2017, à la demande du leader qui, par la suite, est largement revenu sur les différentes discussions que son parti a eues avec le parti au pouvoir auquel leur opposition à l’adoption du point 2 de l’accord politique a été signifiée sans succès.

Sidya Touré a dénoncé l’adoption du point 2 de l’accord politique d’octobre 2016 qu’il juge totalement illégal. «Un dialogue est national, il ne peut pas être entre deux partis. Le dialogue est entre l’ensemble de la population. Il y a eu une discussion entre deux partis politiques qui ne sont pas, même s’ils sont majoritaires au niveau de l’Assemblée nationale qui est représentative de l’ensemble de la République. C’est pourquoi le dialogue doit être ouvert, une fois qu’ils se sont mis d’accord et qu’ils ont voulu faire de leur accord un texte de loi. On a proposé un texte de loi qui n’est pas conforme à la constitutionnalité », a-t-il indiqué.

 

« Nous avons remarqué qu’il y avait des choses qui ne pouvaient pas être acceptées dans ce document en l’état. Nous en avons discuté avec nos alliés actuels à l’assemblée nationale, le RPG. Nous leur avons dit qu’au niveau de notre groupe parlementaire composé de l’UFR et de l’UPG, nous n’allons pas accepter ce texte en l’état. Parce que nous estimons que cela n’est pas conforme aux objectifs que nous nous sommes fixés entre partis politiques pour ce qui est du côté social du rôle de chef de quartier. Il n’est prévu nulle part dans nos textes que le chef de quartier soit nommé par un parti politique », a souligné le Haut représentant du chef de l’Etat avant d’ajouter : « Ça ne passera même pas. Le fait de dire cela, ne veut pas dire qu’on est contre quelqu’un. Et de toutes les façons, la loi n’a jamais prévu dans un pays qu’un chef de quartier doit être nommé par un parti politique. Non seulement l’idée est contraire à la loi, mais je m’oppose fondamentalement à l’idée que quelqu’un qui a une majorité relative nomme les chefs de quartiers ».

Sidya Touré est all jusqu’à s’interroger : « Mais qui a eu l’idée de faire un texte comme cela, s’il n’y a pas une autre idée derrière ? ».

Plus loin, le président de l’UFR a ajouté : « Nous avons averti nos amis du RPG que si le texte n’était pas amélioré, nous ne pouvons pas le voter. Mais le fait de ne pas être d’accord avec le RPG sur ce point, veut dire que l’UFR est un parti indépendant. Maintenant si dans le cadre de l’alliance que nous avons signée avec le RPG, nous voulons tenir compte de notre vision des choses, une amélioration du texte aurait été possible. Mais il y avait la pression de l’autre côté. Donc nous les avons laissés avec leur texte. C’est ainsi que des démarches ont été entreprises pour demander à l’UFR d’accepter de voter le texte. Nous avons dit non ».

 

Sidya Touré ne veut plus entendre parler de violation de loi à l’assemblée nationale après celle qui vient de se passer avec l’adoption d’un accord politique par le parlement.« Alors là où j’attends les gens maintenant, je vais voir la prochaine fois que le RPG propose un texte sur quelque chose qui n’est pas conforme à la loi et que quelqu’un dise qu’il y a eu violation de la loi. Qu’on nous dise maintenant qui va parler de violation de loi à l’assemblée nationale. Puisque quand ça ne vous arrange pas, si vous dites, ils ont violé la loi. Et si ça vous arrange, vous ne dites rien. Cela ne se dira plus là-bas. Nous donnons carte blanche au RPG de violer la loi jusqu’au moment où il quittera parce qu’on ne parlera plus de cela. Je comprends que c’est un problème d’intérêt ».

Le président de l’Union des Forces Républicaines a terminé par une invite à ses militants de ne se démobiliser et de se doter des pièces d’identité pour mieux affronter les prochaines élections communales.

 

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