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Sidya Touré : « Emerger veut dire évoluer, avancer au-delà même des pays intermédiaires. Cela veut dire avoir un fort taux de croissance, cela veut dire avoir un marché ouvert,… »


De retour d’Abidjan où il a pris part au forum des marchés émergents  et à la Conférence internationale sur l’Emergence en Afrique, Le Président Sidya Touré, à sa descente d’Avion a répondu à quelques questions des journalistes.

Lisez cette interview exclusive accordée par Sidya Touré , Président de l’UFR à sa sortie du salon VIP de l’aéroport de Conakry, ce dimanche 2 avril 2014 !

 Vous revenez de la Côte d’Ivoire, est ce qu’on peut savoir quel était l’objectif de ce séjour à l’extérieur du pays ?

Sidya Touré : Vous savez, quand je vais en Côte d’Ivoire, c’est difficile de me demander pourquoi j’y vais ! La Côte d’Ivoire c’est un peu un second pays pour moi, une partie de ma famille. J’étais allé en famille et j’en ai profité, à la demande du gouvernement ivoirien, pour participer à quelques journées concernant le problème d’émergence en Afrique. Le Président Alpha Condé y est arrivé en même temps, il a également demandé que nous joignons nos délégations et c’est ce que nous avons fait. Donc je rentre maintenant après une visite plus familiale qu’autre chose.

Est-ce qu’on peut savoir ce qui a marqué cette rencontre ?

Sidya Touré : Deux problèmes ont été évoqués. Le premier c’était le forum des marchés émergents  et le second c’est la conférence internationale sur l’émergence en Afrique. Le second, auquel nous nous avons participé, comporte le fait qu’il fallait profiter des expériences des pays émergents notamment d’Asie pour que nous puissions les adapter dans nos réalités afin que nous aussi, nous puissions aspirer à l’émergence. D’abord, qu’on comprenne de quoi il s’agit. Emerger veut dire évoluer, avancer au-delà même des pays intermédiaires. Cela veut dire avoir un fort taux de croissance, cela veut dire avoir un marché ouvert, avoir une économie diversifiée, une classe moyenne importante et un niveau de vie appréciable.

C’est tout cela l’émergence, donc on dit qu’en  Asie des expériences ont été observées et la conférence d’Abidjan consistait à comparer ce qui a été fait dans certains pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Rwanda, pour pouvoir les adapter afin que nous puissions avancer dans ce sens nous aussi.

Etes-vous d’accord vous aussi que l’Afrique doit couper le cordon ombilical avec la France ?

Sidya Touré : On n’a pas parlé de la France, on a dit les pays colonisateurs ! Je pense que l’indépendance veut dire qu’il faut couper le cordon ombilical. il n’y a pas un cordon ombilical qui tient mais il y a toujours un marché qui tient.

Couper le cordon ombilical ne veut pas dire qu’on ne va pas commercer avec les autres  pays quels qu’ils soient, qu’ils soient anciens colonisateurs ou pas. Cela va de choix que nous devons, comme je l’ai dit tantôt,  ouvrir de plus le marché pour que plus il y a d’intérêt pour notre pays, plus cela a un avantage dans le cadre de la croissance que nous recherchons.

Merci Monsieur le Président !

Sidya Touré : C’est moi qui vous remercie !

 

In MosaiqueGuinee

 

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