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DISCOURS DE PASSATION DE SERVICE DE MOHAMED TALL:  »les ressources publiques qui lui sont allouées représentent moins de 3% du total affecté au secteur Agricole et 0,0003% du budget national »


MINISTRE DE L’ELEVAGE ET DES PRODUCTIONS ANIMALES SORTANT

  • Monsieur le Secrétaire Général du Gouvernement ;
  • Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
  • Mesdames et Messieurs les Cadres et Agents du Département ;
  • Mesdames et Messieurs les représentants des Organisations Socioprofessionnelles de l’Elevage ;
  • Mesdames et Messieurs ;

A l’entame de mon propos, je voudrais remercier le PRG pour la confiance qu’il a placée en ma personne en me nommant Ministre de l’Elevage et des Productions Animales, fonction que j’ai eu l’honneur d’occuper durant 30 mois.

Je voudrais également remercier le Président de l’UFR pour son soutien constant et pour ses conseils avisés. Je tiens à associer à ces remerciements, les PTF, notamment, la FAO, l’USAID, la Banque Mondiale et l’AFD pour leur apport inestimable et leur contribution au développement de l’Elevage dans notre pays. Je ne saurais oublier d’exprimer toute ma reconnaissance au personnel du Ministère de l’Elevage, surtout à certains éminents cadres qui, durant les 30 mois au cours desquels j’ai eu la responsabilité de diriger ce département, ont abattu un travail de qualité, souvent dans des conditions très difficiles.

Monsieur le Ministre Roger Patrick Milimono, cher frère, au moment où vous entrez en fonction en votre qualité de Ministre de l’Elevage, vous me permettrez de vous adresser mes vives félicitations et vous dire que tous mes vœux de succès vous accompagnent.

Le secteur de l’Elevage que vous avez l’honneur de diriger à partir de maintenant est un secteur porteur de croissance qui contribue de façon substantielle à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi qu’à la lutte contre la pauvreté. L’élevage constitue en fait la deuxième activité du secteur primaire après l’agriculture et procure des revenus à 30% de la population rurale guinéenne. Il contribue à hauteur de 4,7% au PIB et 20,4% au PIB agricole (2015). Cependant, les ressources publiques qui lui sont allouées représentent moins de 3% du total affecté au secteur Agricole et 0,0003% du budget national. De ce fait, le disponible national par capital en produits animaux est encore largement en deçà des objectifs fixés dans le cadre de la sécurité alimentaire.

Le cheptel national, sujet des productions animales, est estimé en 2017 à 7,13 millions de bovins, 5,6 millions de petits ruminants, 133.000 porcins et 32 millions de volailles. C’est pour vous dire que le potentiel existe et qu’il suffit de le valoriser pour atteindre les objectifs visés.

Monsieur le Ministre et cher frère, je crois que je ne trahis aucun secret en disant que vous arrivez à la tête d’un département qui a de nombreux défis à relever, certes, mais pour lequel les conditions de travail ne sont pas créés, loin s’en faut.

Au nombre de ces défis, je voudrais énumérer quelques-uns qui me semblent particulièrement importants :

Dans le domaine de la production :

  • Mieux organiser les éleveurs et autres opérateurs du secteur ;
  • Faire évoluer progressivement les systèmes d’élevage traditionnel extensifs vers des systèmes intensifs plus productifs et plus rentables économiquement ;
  • Améliorer l’alimentation animale.

Dans le domaine de la santé animale :

  • Maitriser les principales maladies animales, notamment les maladies zoonotiques telles que la rage et le charbon bactéridien ;
  • Améliorer les capacités de surveillance épidémiologique et de diagnostic des maladies animales, ainsi que les capacités de riposte des services vétérinaires.

Du point de vue infrastructures :

  • Doter le pays d’infrastructures adéquates de commercialisation du bétail et des produits animaux pour améliorer la qualité des produits livrés à la consommation.

Du point de vue renforcement des capacités :

  • Recruter du personnel et mettre en œuvre un programme de formation ;
  • Améliorer les infrastructures administratives et les équipements des services de l’Elevage.

Pour ma part, je quitte ce département avec le sentiment du devoir accompli, même s’il est vrai que le bilan aurait pu être plus flatteur si les conditions minimales avaient été créées.

Grâce à l’appui inestimable des PTF, à l’engagement et à la compétence des cadres du département, ainsi que l’accompagnement du gouvernement, nous avons pu réaliser des tâches importantes avec à la clé des résultats dont les plus importants sont entre autres :

  1. La réalisation de campagnes de vaccination contre les principales maladies animales, avec l’appui de la FAO ;
  2. La réalisation (en cours) d’une étude de faisabilité pour le développement de la filière avicole, sur financement de l’AFD ;
  3. La réalisation (en cours) d’une étude portant sur l’élaboration du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Espaces Pastoraux, sur financement de la Banque Mondiale ;
  4. La construction de 10 mielleries, sur financement de la FAO, pour l’amélioration de la production et de la commercialisation des produits de la ruche en Guinée ;
  5. L’introduction (en cours) de la race de poule Wassachiè et de la chèvre de Maradi à partir du Mali et du Niger pour une amélioration de la production avicole et caprine, sur financement de la Banque Mondiale dans le cadre du projet d’amélioration de la productivité agricole en Afrique de l’Ouest (WAAPP) ;
  6. L’obtention du financement, à travers le projet REDISSE, pour la construction d’un laboratoire vétérinaire de type P2 dans la zone industrielle de Kouriah, préfecture de Coyah ;
  7. Le démarrage de la relance des organisations socio-professionnelles de l’Elevage (OPE), dont le processus est très avancé, sur financement de la Banque Mondiale.

En ce qui concerne la réglementation, le département a procédé à la revue des deux codes qui régissent le secteur de l’Elevage depuis 1995. Ce travail a abouti à l’élaboration de deux projets de Loi, l’un relatif au code de l’Elevage et des produits animaux et l’autre au code pastoral. Au moment où je passe le service, le projet de code de l’Elevage et des produits animaux est adopté par le conseil des Ministres et doit être transmis à l’Assemblée Nationale. Quant au code pastoral, je vous invite à vous rapprocher du SG du Gouvernement afin de prendre en compte les recommandations faites par le Conseil des Ministres à ce sujet.

Monsieur le Ministre,

Avant de terminer, je voudrais réitérer mes remerciements au PRG et exprimer toute ma gratitude aux PTF pour le soutien qu’ils n’ont jamais cessé d’apporter à l’Elevage guinéen.

Enfin, j’adresse mes remerciements au personnel du ministère de l’Elevage, du niveau central, jusqu’au niveau déconcentré, ainsi qu’aux opérateurs du secteur pour la qualité de leur collaboration.

Monsieur le Ministre, cher frère, je ne saurai terminer mon propos sans vous renouveler mes félicitations et vous souhaiter plein succès dans vos nouvelles fonctions.

 

Je vous remercie.

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