Messages du Président.
Touré Sidya a dit...
LA GUINEE PEUT MIEUX FAIRE ( 1 )
Dans les années 1957-1958, c'est-à-dire il y a quarante ans, notre production de banane était de l'ordre de 100.000 tonnes et la Guinée occupait plus de 60% du marché à l'exportation de la sous-région. Depuis 1979, nous avons pratiquement disparu de ce marché ; En 1958, 20.000 tonnes d'ananas étaient exportées ; aujourd'hui nous atteignons à peine 3.000 tonnes. Nous exportions 30.000 tonnes de café en 1958 ; aujourd'hui nous en sommes à environ 12.000 tonnes. Quant au riz, les importations en 1958 ne dépassaient pas 7.000 tonnes pour une population de 3 Millions d'habitants, contre environ 200.000 tonnes en 1997 pour une population de 7 Millions. Ces chiffres nous interpellent afin que désormais notre objectif soit la reconquête de notre place dans l'économie de la sous région Ouest Africaine ; car nous sommes tous convaincus aujourd'hui que le système de développement en cours avant 1984, et qui est la cause fondamentale de notre retard, était totalement inopérant.
Le 05 Janvier 1998
LA GUINEE PEUT MIEUX FAIRE ( 2 )
Le paradoxe de la Guinée est celui d'un pays potentiellement riche qui figure parmi les pays les moins avancés, si on s'en tient aux indicateurs socio-économiques qui restent en dessous de la moyenne de la sous région. En effet, malgré ses énormes potentialités agricoles et minières, le revenu par tête d'habitant n'est que de 570 US en 1997 et près de 40% de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté absolue qui est estimé à moins de 300 US par an. L'espérance de vie se situe à 45 ans comparé à une moyenne de 52 ans pour l'Afrique Subsaharienne. Cette situation résulte essentiellement des mauvais choix économiques adoptés au cours du quart de siècle qui a suivi l'accession du pays à l'indépendance en 1958, renforcé par un isolement politique.
Paris, le 25 Juin 1998
|