Une politique des ressources humaines doit être basée sur un élargissement des possibilités et capacités notamment au niveau des jeunes, des femmes et des communautés paysannes.
a) LA PROMOTION DE LA FEMME
La promotion de la couche féminine concerne directement 52% de la population et 70% des pauvres. Il existe un paradoxe entre les apports économiques et familiaux des femmes et la faiblesse des soutiens. Cette situation est inadmissible et pénalise le développement.
C’est pourquoi, l'UFR fait de la promotion des femmes une de ses priorités.
La parité homme / femme devra être repensée pour plus de justice et d’équité afin de faciliter une plus grande participation des femmes au processus de décision aux plans civique, politique, économique et culturelle. Cette participation des femmes au processus décisionnel passe aussi par une meilleure scolarisation de la jeune fille afin de lui permettre de mieux connaître et défendre ses droits.
Cela induira des mesures de discrimination positives en faveur des femmes dans le but de leur faciliter l'accès aux ressources, aux opportunités et aux services publics. Les coopératives et les groupements de femmes seront soutenus pour améliorer leurs conditions de travail.
b) L'INTEGRATION DES JEUNES
L'intégration des jeunes de moins de 35 ans concerne 55% de la population. Cependant, 70% de cette jeunesse est sans emplois. Ce phénomène est lourd de conséquences sur l’évolution de notre pays dans la mesure où cette jeune population, en rupture de modèle local, est en permanence agressée et stimulée par le post modernisme industriel occidental dont les gardes fous guinéens sont inexistants.L’UFR, consciente de cette situation et de la place qu’il entend donner à la jeunesse, mettra en œuvre une véritable politique d’intégration dans une dynamique de développement de la Guinée. Cette intégration se fera à plusieurs niveaux, elle se fera par l'école certes, mais aussi par la culture et le sport.La jeunesse guinéenne doit se sentir écoutée, première étape de sa responsabilisation dans les affaires du pays. Leur intégration doit être concrète dans la fonction publique au fur et à mesure des départs des anciens en limite d’âge. Au niveau du secteur privé, c’est plutôt une démarche d’encouragement qu’il convient de mener, en faisant apparaître les avantages dans le recrutement des jeunes : encouragement de la formation, meilleure insertion, longévité au poste et dynamisme.
c) UNE POLITIQUE DE RENFORCEMENT DES COMMUNAUTES RURALES
La caractéristique majeure actuelle des relations entre cette communauté et l’Etat est le divorce profond entre les politiques macro et les comportements de survie à la base. Les dynamiques paysannes ont besoin d’être appuyées par la mise à leur disposition des outils et techniques leur permettant de comprendre les rouages de l’économie marchande à laquelle ils sont brutalement soumis. Il convient de concevoir une autre production qui préserve un écosystème fragile en mettant l’accent sur la relation du paysan face à la nature dans un contexte où l’environnement devient un enjeu international.Dans ce domaine, il est important de développer un soutien global à travers une variété d’organisations de couches sociales pauvres afin qu'elles puissent obtenir et maintenir leurs propres moyens de subsistance pour des raisons à la fois de dignité et de sécurité. Cela passera par l’adaptation de la politique agraire. Cette dernière comprendra des mesures relatives au développement rural telles que l’amélioration du crédit agricole, l’acquisition d'intrants, de produits agricoles, la commercialisation, les services d’extension, l’ouverture vers l’extérieur et leur implication dans l’élaboration des politiques agricoles.
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