ILS VEULENT FAIRE DU SIDYA SANS SIDYA, VOILÀ LÀ OÙ ÇA ECHOUE ! (Par Fodé BALDE)

Avant même sa nomination à la Primature, fort de ses expériences dans la haute administration ivoirienne, le Président Sidya TOURE n’a pas attendu d’être à une fonction politique en Guinée pour vendre aux guinéens le rêve réel de ce que la terre ne trahit pas son homme.
Il s’y est investi avec des centaines d’hectares dans les cultures industrielles en y employant plus d’une centaine de paysans. Ceux-ci trouvaient ainsi une façon pour eux d’avoir des revenus pour les réinvestir à la terre à laquelle ils croient.
L’agriculture, il ne suffit pas l’exprimer devant un public dont la grande partie en est consciente que c’est par elle que le développement de ce pays sera effectif. Au-delà du dire, il faut agir. Mais pour agir, il faut comprendre le secteur. Pour comprendre le secteur, il faut le connaitre. Pour le connaitre, il faut l’avoir appris quelque part. Voilà ce qui manquent à tous ceux qui se vantent de vouloir développer la Guinée par l’agriculture. Ils ne le pourront pas non pas parce qu’ils n’ont pas la volonté mais n’en ont aucune expertise dans le domaine. Ici, il ne s’agit pas de l’expertise livresque mais de celle de la pratique.
Certains diront alors, il faut faire venir des experts. Dois-je les rappeler que c’est un ancien de la FAO qui a échoué à redresser l’économie agricole guinéenne. Le problème ici réside dans la définition de la politique agricole. Les experts vous soumettent des propositions et aux dirigeants de faire le choix. C’est à ce niveau précis que les dirigeants feront valoir leurs petites connaissances du domaine pour faire le bon choix. Mais cette petite connaissance aussi fait défaut ! Ce n’est pas exagéré par ma part. C’est un constat.
Les plus rusés diront que l’actuel Premier Ministre a été du gouvernement du Président Sidya TOURE alors Premier Ministre. Oui, mais, au lieu d’apprendre, il avait d’autres objectifs et cela est aujourd’hui perceptible dans les résultats négatifs qu’il produit.
La question agricole en Guinée nécessite et nécessitera aussi longtemps qu’il sera en vie l’expertise du Président Sidya TOURE qu’on le veule ou non. Il l’a recommandé et recommande l’investissement dans ce secteur puis l’éducation depuis plus d’une vingtaine d’années. Mais les autorités du pays ne sachant que chercher l’argent facile se sont lancés dans les mines avec les conséquences environnementales néfastes énormes et surtout en détruisant pour toujours plusieurs activités de l’économie agricole.
On peut les comprendre car c’est ce qu’ils savent faire. Leur demander au-delà de leurs compétences opérationnelles c’est se tromper d’interlocuteur donc se faire du tort. Il en est ainsi pour toute relation, aller au-delà de la connaissance de son interlocuteur c’est se faire du tort car il ne pourra pas comprendre.
En somme, les guinéens sont convaincus que l’agriculture ou du moins l’économie agricole est le seul élément catalyseur d’un développement inclusif du pays. Ils l’expriment désormais car ont compris les limites d’une richesse portée que par l’exportation des mines. Cependant, en s’adressant à ce gouvernement, ils choisissent le nouveau interlocuteur. Car, ils demandent au-delà leur compétence opérationnelle.
Ici, le Président Sidya TOURE                                                    En visite dans son champ de Palmier à huile à Kolon (500 hectares)
tient des noix de cajou
Un champ qui emploie plus de 150 personnes
Fodé BALDE, Responsable Communication digitale UFR

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